Mardi 2 juillet : Réunion de SDN11

Suite au sondage proposé sur Framadate, la date retenue est le mardi 2
juillet à 17h30 pour la prochaine réunion de l’association « Sortir du
nucléaire Aude (SDN11). 

Lieu : chez Michel Leclerc
11590 Sallèles d’Aude
Tel 04 68 46 97 75

Ordre du jour : 
1) bilan du débat public « bidon » à Narbonne
2) promotion des événements militants de cet été : 
* journées d’études ADN, 
* jeûne-action Dijon-Valduc contre le nucléaire militaire, 
* festival les Burlesques à Bure, 
* camp international antinucléaire en Allemagne
3) organisation interne de l’association : communication, nouveaux
adhérents, etc…
4) implication dans d’autres projets en cours : 
* show citoyen pour l’ADN de Anne (SDN19), 
* analyse des rejets radioactifs officiels (ORANO, IRSN, etc..) de
Malvési par des associations locales (Covidem, TCNA,…),
* contrôles indépendants par la CRIIRAD.

Apporter un repas à partager si vous voulez rester manger, et votre
maillot de bain si vous voulez goûter à la fraîcheur de la piscine en
cette période caniculaire…

P.S. : si vous voulez vous mettre à jour de votre cotisation, voici le bulletin à imprimer et à apporter :

Pourquoi nous ne participerons pas aux débats publics sur les déchets radioactifs.

Communiqué commun de Sortir du nucléaire Aude (Sdn11), Arrêt du nucléaire Hérault (Adn34) et Confédération Paysanne Aude

Le 25 avril 2019 à Narbonne

Le débat public sur le Plan National de Gestion des Déchets et Matières Radioactives est lancé. 

À Narbonne la Commission Particulière du Débat Public (CPDP), tiendra une réunion sur les déchets de Malvési le 6 juin 2019.

Reprenant à leur compte le communiqué des associations qui luttent contre Cigeo (BureStop55, CEDRA52, EODRA, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, Réseau Sortir du nucléaire), les antinucléaires de l’Aude et de l’Hérault estiment que les conditions ne sont pas réunies pour débattre, et ne participeront pas au débat annoncé à Narbonne.

En voici les raisons :


Le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) est soumis au débat public, c’est une obligation… Mais les choix sur ce sujet sont déjà verrouillés.



À quoi bon débattre des options de gestion de ces déchets ingérables, si la question préalable incontournable, à savoir l’arrêt de leur production, est totalement exclue par les pouvoirs publics ?!

Contre l’avis des citoyens, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie a déjà acté la prolongation de quasiment tous les réacteurs au-delà de 50 ans et le déploiement d’une nouvelle génération de centrales. Un tel choix nous impose donc des décennies d’accumulation de nouveaux déchets et matières radioactifs excessivement dangereux.


Il n’y aucun mécanisme contraignant garantissant la prise en compte d’une quelconque proposition à l’issue de ce « débat », tant sur la production de déchets que sur les modes de gestion actuels et futurs. La feuille de route est tracée depuis des décennies, par l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) et les pouvoirs publics. Dès lors, ce débat n’est pas autre chose qu’une opération de communication.


L’expérience a malheureusement montré qu’en matière de nucléaire, les débats publics n’ont jamais permis de remettre en question des projets déjà décidés ailleurs (débats sur les déchets de 2005 et 2013 ou celui sur l’EPR de Flamanville en 2007). Ce constat avait mené trois membres de la CPDP à se désolidariser des conclusions en 2013.


Pour nous, il n’est pas envisageable de jouer le jeu d’une mascarade démocratique où les associations et les citoyens ne sont consultés que pour la forme, par des pouvoirs publics et une industrie qui ignoreront leurs avis. Le gouvernement pourrait dès lors utiliser cette séquence pour tenter de donner un vernis démocratique et participatif à la mise en œuvre de projets imposés. Nous refusons de servir de caution à cela.



Enfin, il n’est pour nous pas acceptable de débattre alors que le mouvement d’opposition au Centre industriel de stockage géologique (CIGEO) à Bure subit une répression violente dont le but est d’asphyxier la contestation. CertainEs de nos camarades étant entravéEs au quotidien par un contrôle judiciaire absurde et inacceptable.


Pour toutes ces raisons, nous ne participerons pas à la réunion de la CPDP sur les déchets de Malvési.

L’absence de transparence et de prise en compte des populations est identique à Narbonne et sur le plan national : 

La très puissante mobilisation citoyenne contre le projet de traitement des nitrates (Tdn-Thor) n’aura aucunement empêché une décision préfectorale favorable.

De la même manière la décision de démarrer une production d’Oxyde d’uranium à Malvési (projet NVH – nouvelle voie humide), en vue de la poursuite, voire de la relance de la filière Mox (le combustible nucléaire le plus dangereux qui soit) en France, s’est faite sans enquête préalable, sans débat public, sans aucune information des populations, et la décision préfectorale est intervenue en plein été 2018 !

L’heure n’est donc pas au débat, mais à la mobilisation contre une industrie qui refuse d’envisager de réelles alternatives, tant à la gestion des déchets qu’à la production électrique, ne nous laissant pour seule alternative qu’une opposition déterminée.

Nous continuerons donc notre travail d’information et de mobilisation auprès de la population.

Sortir du nucléaire Aude, Arrêt du nucléaire Hérault, Confédération Paysanne Aude

UF4/TDN/UO2… Quoi de neuf à Malvési?…d’un risque à l’autre !

SAMEDI 9 MARS 2019 – NARBONNE 
Palais du Travail (Grande salle) de 16 h à 20h
4 heures d’info sur l’usine nucléaire de Narbonne 
Débats – Stands – Boissons – Grignotages

INTERVENANT-E-S
Bruno Chareyron
Ingénieur en physique nucléaire, Directeur du laboratoire CRIIRAD*
De l’uranium concentré (Yellow cake) à l’UF4 (Tétafluorure d’uranium), les risques radiologiques pour l’homme et l’environnement. Conférence pré-enregistrée.
Mariette GerberMédecin épidémiologiste. Chercheur honoraire INSERM*, Institut du Cancer Montpellier. Expert à l’Anses
Rappel du projet TDN (Traitement des déchets nitratés). 
Demande de l’IRSN* à l’usine concernant la gestion des déchets : Ou en est-on ?
Annie et Pierre PeguinScientifiques physico-chimistes retraité-e-s
NVH, un nouveau projet à Malvési : Production de dioxyde d’uranium (UO2) et de nouveaux risques.
De Narbonne à Tricastin et Marcoule, suite du cycle du combustible.

*CRIIRAD : Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité . 
 INSERM: Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale.  IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire. 

Organisé par le COVIDEM (Comité de Vigilance des Déchets de Malvési) – covidem@gmx.fr
Avec le soutien de : Arrêt du nucléaire 34, Assoc’épicée, Confédération Paysanne Aude, Eccla, Ecolocal, Familles Papillons, 
Faucheurs volontaires 11, Sentinelle, Sortir du nucléaire 11, Transparence des Canaux de la NArbonnaise

Documents à diffuser, télécharger ou imprimer :
* Flyer : http://www.sdn11.fr/wp-content/uploads/2019/02/flyer9marsDiff.pdf
* Affiche : http://www.sdn11.fr/wp-content/uploads/2019/02/A3-9mars-Noir.pdf

Emission de radio « le mag de l’environnement »

TCHERNOBYL : » Le Monde d’après »- Projection/débat du 9 février au Palais du Travail à Narbonne

Bonjour, 

Nous organisons une projection ciné/débat sur le nucléaire en présence de l’auteur Yves Lenoir dans la salle Elie Sermet (Palais du Travail) à Narbonne à partir de 20h le samedi 9 février prochain :

« TCHERNOBYL: LE MONDE D’APRÈS… »  
Un film dense et passionnant qui, sorti à l’occasion du 32e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl du 26 avril 1986, nous montre à la fois l’ampleur et la persistance des mensonges officiels minimisant son impact sur la santé humaine et l’environnement et témoigne des efforts de quelques uns pour effectuer des études indépendantes afin de contribuer au surgissement de la vérité.

Deux millions de personnes au moins, dont 500 000 enfants, vivent, en Biélorussie, sur un sol contaminé par l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Toute la chaîne alimentaire est polluée par des éléments radioactifs. Parmi ceux-ci, le Césium 137 dont le sol regorge.

Les populations des zones les plus contaminées dépendent d’un soutien dérisoire de l’Etat biélorusse et du travail de l’Institut « Belrad », représenté en France par l’association franco-biélorusse Enfants de Tchernobyl Bélarus (ETB), loi 1901, créée le 27 avril 2001.

Il y a un AVANT et un APRÈS Tchernobyl. Le film invite le spectateur à une plongée rétrospective dans cette catastrophe qui a impactée durablement notre monde moderne tant sur le plan sanitaire que sur le plan éthique. Comme pour cet accident majeur, survenu en 1986, notre conception du monde se trouvera inévitablement modifiée après le visionnage de ce film documentaire poignant.

L’auteur Yves Lenoir, ingénieur de formation, suit les questions nucléaires depuis sa participation à un groupe interministériel sur les déchets radioactifs en 1974-1975. Il est aujourd’hui président de l’association « Enfants de Tchernobyl Belarus », créée en 2001 pour financer un organisme indépendant de protection radiologique du Belarus, l’Institut Belrad basé à Minsk

Bonne soirée
Franck et Juliette
Tel : 07 66 30 27 60 ou 06 82 02 34 81

L’affiche et le dossier de presse sont en images ci-dessous, ou bien téléchargeables au format pdf :
Affiche en couleur : LMDA-Narbonne.pdf
Dossier de presse : LMDA-Narbonne2.pdf

Cette projection exceptionnelle aura lieu salle Elie Sermet (Palais du travail) à Narbonne à partir de 20h le samedi 9 février prochain en présence de l’auteur Yves Lenoir et de militants engagés localement dans la lutte contre Orano Malvési.

Rencontres d’été internationales antinucléaires

A PROPOS DES RENCONTRES D’ETE

Les rencontres se déroulent uniquement sur inscription. Merci de bien vouloir vous annoncer avant de venir en envoyant un mail à l’adresse : contact@sdn11.fr ou bien un message télélphonique au 06 32 41 26 92 (Hervé).

Les journées débutent normalement à 9h par une réunion plénière pour mettre au point la vie collective lors des rencontres

Le ou les premiers ateliers commencent en principe à 9h30 et durent un peu plus d’une heure.

Le créneau de l’atelier suivant débute à 11h.

Le repas du midi est programmé à 13h, puis une grande pause jusqu’à 17h.

Les ateliers de l’après-midi débutent à 17h et 18h30.

 

A PROPOS DU PROGRAMME

Intervenants annoncés pour la Rencontre d’été 2018.

(A NOTER QUE CE PROGRAMME EST ENCORE SUJET A DIVERS CHANGEMENTS ET EVOLUTIONS)

– Le 6 août. Programme prévu pour le premier jour :

/ Première plénière (pour partager ce qu’il faut savoir sur le lieu + quelques règles de base + partage des fonctions requises sur le camp)

/ Présentation (très) brève de chaque participant

/ Début de la présentation de la situation du nucléaire par pays (et suite le deuxième jour)

– Le 6 août :

– Toshiya Morita (journaliste indépendant et survivant de la deuxième génération à la bombe atomique) + un groupe de militants antinucléaires japonais sera sur place. Toshiya proposera un atelier sur « Les dégâts cachés de la bombe atomique et la situation nucléaire actuelle au Japon ».

– Les 6 et 9 août, jours de Hiroshima et Nagasaki : Le groupe Japonais commémorera les victimes des premières bombes atomiques et priera pour la paix mondiale. Plus précisément, Rie Hata (eurythmiste) et

Ayumi Kekamaikamalukoa (danseuse Hula) offriront une performance de 20 minutes sur ce thème.

De plus, ils pourront projeter le film « Hopi’s prophecy » avec sous-titres en anglais et français.

– Le 6 août soir : Projection du film muet « Le Souffle ».

Présentation : « Le souffle », comédie dramatique du cinéaste russe Alexander Kott. Accessible à tout âge et toute nationalité. Ce film raconte la vie calme d’une jeune fille et de son père dans le paysage grandiose de la steppe du Kazakhstan. Mais bientôt aux amours loufoques de la jeune fille se mêlent des évènements intrigants et dramatiques pour son père.

– Le mardi 7 août, Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire et directeur du Laboratoire CRIIRAD propose 2 ateliers : 1) Ce qu’est l’usine Areva – Malvesi (en matinée) 2) Impact des transports de matières radioactives (en fin d’après-midi).

– Les 7 et 8 août (sur 2 demi-journées > plutôt en matinées) : par Nuclear Heritage (qui co-organise ce camp). Ateliers pour travailler sur la structuration de ce réseau. Tout en incluant une introduction (présentée par Falk Beyer) avec perspective historique sur Nuclear Heritage.

– Le mardi 7 août, Bernard Cottier du CA du Réseau Sortir du nucléaire présentera un état des lieux du nucléaire en Amérique latine.

– 7 août : Anne Meyssignac (sortirdunucleaire19@gmail.com) y sera avec son petit accordéon pour faire des chansons anti-nucléaires. Elle propose un atelier »Chorale de rue avec chansons militantes » ; et éventuellement une « apparition » sur Narbonne.

– Mardi 7 août (en soirée) : musique avec Laurent + un accordéoniste.

– 8 août (plutôt le matin) : – Léo Tubbax (leo.tubbax@gmail.com) de l’association « Nucléaire stop kernenergie » en Belgique y sera du 7 au 12 août et présentera la situation des réacteurs belges (Doel 3 et Tihange 2), la problématique des déchets (sous-sol impropre à l’enfouissement profond) et l’état du mouvement antinucléaire belge.

– Mercredi 8 août (en après-midi) : « problématique du nucléaire militaire et du Traité d’interdiction (TIAN) actuellement soumis à la ratification des pays » > Atelier proposé par Didier Latorre de ADN 34.

Et en soirée, projection d’un film sur la bombe.

– Mercredi 8 août : Michiko Yoshii, professeur à l’Université d’Okinawa, proposera un atelier sur « Comment nous avons réussi à empêcher l’exportation de centrales nucléaires du Japon vers le Vietnam ». Pour commémorer Hiroshima et Nagasaki, ils présenteront aussi un rituel fait de lectures de sutras et de danses Hula. De plus, ils projetteront le film « Hopi’s prophecy » avec sous-titres en anglais et français.

– Jeudi 9 août : Une action pacifiste envisagée alentour sous la forme d’un grand ballon à déployer représentant une bombe atomique. Cette action devra se préparer la veille après l’atelier prévu en après-midi sur les armes nucléaires.

– Jeudi 9 août : Pinar Demircan de Istanbul présentera un « Etat des lieux des divers projets nucléaires en Turquie ».

– Le 9 août à 19h, intervention sur le désarmement nucléaire par Jean-Marie Matagne, (président-fondateur de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), administrateur du Réseau « Sortir du nucléaire » et docteur en philosophie) sous le titre : « Référendum et actions de masse : s’ils le veulent comme 85 % des Français, les peuples peuvent abolir les armes nucléaires et radioactives. »

– Le Jeudi 9 août : musique avec « M. Jack » , paiement au chapeau.

– Les 10 et 11 août, formation de « clown militant » sur 2 jours > 2 ateliers par jour ? (en français et anglais) par Xavier Renou du groupe « Les désobéissants ». Ceux qui envisagent de participer à cette formation sont priés de ramener des accessoires (vêtements de couleur, vieux ou ridicules, des jouets, des perruques ; bref, des choses qui peuvent les aider à se transformer en clowns)… et les nez rouges seront offerts.

– Le 10 août : Transports radioactifs > les reconnaître, s’y opposer. Les bloquer en France, Allemagne et au-delà….avec Laura Hameaux, Cécile Lecomte (qui vit en Allemagne) et Dominique Malvaud.

– Vendredi 10 août : Table ronde sur la gestion des déchets radioactifs dans divers pays (avec Laura pour la France, Henning et Falk pour l’Allemagne et Andrey pour la Russie). Entre autre, Henning, membre de « Atom müll Conferenz » en Allemagne présentera le processus gouvernemental pour choisir le meilleur endroit où stocker les déchets à forte radioactivité. Choix que critiquent fortement ONGs et groupes anti-nucléaires.

– Les 10 et 11 août ? : Remue-méninge sur une action finale…

– Les 10 ou 11 août soir : Concert par Sax peace tools > 2 saxophones et une batterie pour une ambiance paisible.

– Le samedi 11 août en matinée, Nucléaire et santé : Le Docteur Mariette Gerber présentera les effets sanitaires de Malvési sur la population du Narbonnais ; en lien surtout avec les faibles doses et l’effet cocktail.

– Andrey Ozharovskiy de Moscou, chercheur indépendant sur le nucléaire russe, nous racontera toutes les malices de Rosatom (l ‘équivalent de Areva).

– Sonali Huria viendra d’Inde pour nous parler de la situation du nucléaire dans ce pays ; et aussi en rapport avec le respect des droits de l’Homme. Jour encore à préciser.

– Yolanda Picazo, membre du groupe MIA en Espagne présentera « Alternatives au nucléaire à

partir d’un point de vue éco-féministe ».

– Leona Morgan et Eileen sont des Navajo du Nouveau-Mexique aux USA. Elles proposeront un atelier sur « Oppression nucléaire sur les Premières Nations et Aborigènes partout à travers le monde » à travers l’extraction de l’uranium (amont du cycle) et problème sans solution aux USA

avec les déchets nucléaires (aval du cycle). Jour de présentation encore à préciser.

– Eileen vient aussi avec sa guitare pour nous faire des chansons anti-nucléaires.

– Michel Leclerc est un ex-sous-traitant à Malvési et victime du nucléaire. Et plus de 20 ans de combats juridiques en conséquence… Il présentera « Maladies professionnelles et difficultés ». Gilles Raynaud, travailleur sous-traitant du nucléaire, nous parlera des « Conditions de travail et coûts sociaux dans l’industrie nucléaire française ». Atelier conjoint. Jour à préciser.

– L’historique (souvent cachée) de Malvesi … et ses nouveaux projets insensés.

Atelier d’information par Michel, Hervé et Juliette.

– Atelier réflexion et remue-méninges sur « Quelles actions seraient possibles contre Malvési dans les mois après cette rencontre ? » Animé par SDN 11.

– Henri Chevalier propose un atelier sur l’historique du mouvement anti-nucléaire français…

Carcassonne – novembre 2017 : « Le nucléaire tue l’avenir » de l’Aude

LE COLECTIF SORTIR DU NUCLEAIRE 11 COMMUNIQUE

Action : déroulement d’une banderole « Le nucléaire tue l’avenir » à la cité de Carcassonne le 12 novembre 2017

Il ne se passe pas de semaines sans que l’industrie nucléaire, notre ex-fleuron national, défraie la chronique. Tantôt, ce sont des bétons défectueux, des pompes de secours qui ne fonctionnent pas, des pièces métallurgiques hors normes mais quand même acceptées, des tuyauteries rongées par la rouille… Et des coûts qui grimpent, le contribuable étant sommé de mettre la main à la poche. Heureusement, nous n’avons jamais eu d’accident majeur et nous ne souhaitons à personne d’en subir un. Les exemples de Tchernobyl et Fukushima sont hélas l’illustration de ce qui se passerait.

Cette semaine, nous avons une double actualité. Quasiment en simultané, le ministre de l’écologie annonçait que l’objectif de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique à 50% en 2025 ne serait pas tenu et le préfet de l’Aude annonçait la signature de l’arrêté autorisant la construction d’un incinérateur très polluant sur le site AREVA de Malvézi, près de Narbonne (voir notre article à ce sujet).

La loi de transition énergétique de 2015 avait tracé ce scénario de réduction à 50 % en 2025, sur la base d’études et d’expertises aussi diverses que celles de l’association Negawatt et d’agences de l’Etat. La mise en musique revenait à un décret de programmation pluriannuel. Le premier a été pris en octobre 2016, avec 6 mois de retard sur le calendrier sous le ministère de Ségolène Royal. Il a, alors, été fortement contesté par les associations de protection de l’environnement ainsi que les politiques soucieux d’écologie et de notre avenir énergétique. Pourquoi ? Parce qu’il était frileux quant à la trajectoire des 50 %. Si le volet énergies renouvelables était mis en avant, le volet économies d’énergie manquait totalement d’ambition. Les 6 mois de retard sont dus à l’intense lobbying des acteurs de la filière nucléaire qui craignaient à la fois de perdre leurs bijoux mais encore de voir la demande en électricité diminuer.

Nicolas Hulot, étant en responsabilité et les promesses électorales faites par M. Macron nous donnaient l’espoir que la barre allait être redressée. Notre pays, le plus exposé au monde à cette énergie mortifère allait pouvoir entrer dans un cercle vertueux. Cette semaine, cet espoir a été anéanti !

Tout comme a été anéanti l’espoir qu’une solution puisse être trouvée pour une gestion responsable des déchets accumulés à Malvézi par 50 ans de production de tétrafluorure d’uranium et quelques années de traitement clandestin de combustibles nucléaires usagés.

L’exploitant s’est engagé dans la voie d’un incinérateur extrêmement polluant qui a soulevé une profonde inquiétude dans la population locale, provoquant des demandes de moratoire, des municipalités environnantes, du Conseil Départemental, de la Région, du monde viticole… destinées à prendre le temps de rechercher des alternatives.

Devant la levée de bouclier, le préfet a temporisé, nommant même des experts chargés d’examiner le dossier. Au moment où ceux-ci rendaient leurs conclusions, d’autres experts mandatés par les vignerons se montraient inquiets quant aux retombées (NOX, composés organiques volatils, perturbateurs endocriniens, radionucléides… ) et à la viabilité du process lui-même.

Les experts du préfet, peu suspects de non conformisme sur la doxa idéologique pro-nucléaire, ont dit pour l’un qu’il n’y avait rien à redire et pour l’autre non plus mais qu’il fallait organiser la concertation avec les opposants « sur les avancées technologiques ».

Fort de ces conclusions, le préfet a décidé de signer l’arrêté autorisant cet incinérateur. Avant, il devait consulter le CODERST (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques). Surprise, alors que ce n’est habituellement qu’une chambre d’enregistrement, il n’y a eu une majorité d’avis favorables que grâce aux voix des représentants de l’Etat.

Nous sommes donc devant un projet rejeté par la population et les élus mais soutenu par l’Etat et ses alliés de la filière nucléaire, dans l’intrication qu’on leur connaît. En effet, il faut être conscient qu’il n’est pas que d’enjeu local. D’ailleurs, les média nationaux s’y sont intéressés. Malheureusement le format des émissions de télé et de radio rendent souvent bien difficile l’abord d’un sujet aussi complexe.

Il n’a par exemple jamais été question dans ces média de la problématique plus générale du devenir des déchets de l’industrie nucléaire. Elle en produit annuellement des dizaines de milliers de tonnes dont personne ne sait que faire et le site de Malvézi est emblématique de cette situation.

Ces mêmes média ont répété à l’envie que le projet allait permettre de résorber le stock de déchets. Peut-être mais nous sommes dans la configuration d’Achille qui court après la tortue et ne la rattrape jamais. Cet incinérateur traitera les stocks de déchets qui vont grossir tant que fonctionnera l’usine. Et jusqu’à quand ? Nous pouvions avoir l’espoir avec une sortie progressive du nucléaire que la charge diminue. Maintenant, nous savons que cet incinérateur va cracher ses fumées pendant des dizaines et des dizaines d’années !

Les antinucléaires sont dans le combat de ce projet, aux côtés d’autres associations depuis qu’a été révélée son ampleur. L’autorisation préfectorale, malgré la mobilisation populaire ne les étonne qu’à moitié et loin de les décourager renforce leur combativité.

Nous faisons le constat que nombre d’élus qui nous avaient apporté leur soutien sont rentrés dans le rang et trouvent dans cet arrêté des avancées, une décision équilibrée a même dit l’un d’eux. Des avancées oui assurément mais si infimes par rapport aux problèmes posés par ce dossier ! Par exemple, il demande de diminuer les émissions de composés organiques volatils (COV). Cela n’a pas grand sens nous savons que les phtalates, perturbateurs endocriniens connus qui vont être présents dans les fumées en grande quantité ne sont pas exempts de risques à très faibles doses. Autre promesse préfectorale : la transparence. Mais que vaut cette promesse si des données de l’arrêté lui-même portent la mention « annexe confidentielle, non communicable »

Oui décidément, l’industrie nucléaire tue l’avenir !

Collectif « Sortir du nucléaire »

Mail : contact@sdn11.fr

Web : http://www.sdn11.fr

Tel : 06 32 41 26 92 (Hervé Loquais, co-animateur)

 

Revue de presse suite à l’action :

Voici les retours de la presse concernant l’action menée par le collectif « SDN11 » dimanche dernier sur les remparts de la cité de Carcassonne, nous permettant d’informer largement les citoyens sur les risques que fait peser l’industrie nucléaire notamment sur leur santé.

TDN-Thor d’Areva Malvési : un projet contesté !

La contestation du projet TDN-Thor ne faiblit pas ! Ce dimanche 5 novembre 2017, environ 2 à 3000 personnes se sont rassemblées place de l’Hôtel de Ville à Narbonne pour dire « non à TDN » et pour protéger la santé des habitants de la narbonnaise,  leur environnement et leur territoire !

Pourtant le mercredi suivant, la préfecture donne son feu vert au projet TDN dans un  nouvel arrêté préfectoral qui doit réglementer l’ensemble des activités de l’usine de Malvési.

La préfecture a par ailleurs retiré de son site internet le dossier d’enquête publique du projet TDN (Traitement des nitrates) par le procédé Thor (Thermal Organic Reduction) sur le site nucléaire d’Areva Malvési.

Pour permettre aux citoyens vigilants d’étudier ce dossier « à fond », le collectif SDN11 publie sur son site ce Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter (DDAE) de l’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement « Traitement Des Nitrates ». Il se présente sous la forme de 4 volumes.

Les volumes 2 (étude d’impact) et 3 (étude de dangers) sont accompagnés de Résumés Non Techniques (RNT) permettant soit-disant de faciliter la prise de connaissances par le public des informations contenues dans les études, qui forment dans leur ensemble un dossier de plus de 1000 pages!

« Guide de lecture » : DDAE_TDN_-_Guide_de_lecture_Vf_AREVA_cle1fb651

VOLUME 1 : PRESENTATION DE LA DEMANDE

VOLUME 2 : ETUDE D’IMPACT

VOLUME 3 : ETUDE DE DANGERS

VOLUME 4 : NOTICE HYGIENE ET SECURITE

Document de la mairie de Narbonne :

Documents de la préfecture de l’Aude :

Document de l’Autorité environnementale :

Courriers d’Areva :

Bon courage pour la lecture de ce volumineux dossier ! N’hésitez pas à nous envoyer vos remarques et commentaires.

Hervé Loquais, pour le collectif SDN11